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samedi 4 février 2017

La paresse

Ce n'est pas le propre de l'homme... ou de la femme...
Regardez les animaux : ils dorment la plupart du temps.
Pourquoi ? Pour se préserver, pour épargner de l'énergie, pour survivre en fait.
Donc, la paresse est naturelle, elle nous est vitale.
Dans nos sociétés, elle est traitée comme une chose négative...
Pourquoi ? Parce que nous sommes sensés produire des richesses, pour engraisser quelques-uns.
Ce qui démontre bien que ce système n'est pas naturel, et ce qui n'est pas naturel n'est pas bon pour l'être humain.
La paresse ne signifie pas de ne rien foutre toute la journée, affalé sur un canapé, amorphe, à se laisser vider le cerveau par des débilités qui passent sur l'écran. Cette situation, c'est de l'abandon, pas de la paresse.
La paresse doit nous permettre de réfléchir, de penser, de méditer, d'apprécier ce qui nous entoure.
C'est un temps sacré que le système actuel réduit au plus fort, on court dès le matin, on court au travail, pendant le travail, pendant les pauses, pour manger, ...  tout le temps, même pour aller se coucher... Vous trouvez ça normal ?
C'est normal pour les gens qui vous font croire que c'est comme ça que la vie est... il vous prennent vraiment pour des cons. Tout est organisé pour que le stress mène votre vie, stress que vous communiquez à vos enfants, qui eux-mêmes, vont perpétuer la sainte habitude du non-ennui, de l'occupation permanente.
C'est fait pour que vous ne réfléchissiez plus, que vous n'ayez plus ce temps, pour vous empêcher de voir le système et de le contredire, de vous révolter.
Pour preuve, les résolutions que vous prenez pendant vos vacances, votre envie de faire comme ces gens qui sont cools, qui vous donnent l'impression qu'ils prennent le bon côté de la vie... et puis vous retournez à la mine, dépressifs...
Ralentissez, la paresse est notre amie, c'est elle qui fait avancer le monde, pas ceux qui courent dans tous les sens.
Pourquoi croyez-vous qu'on a inventé la roue ? Pour aller plus vite ou pour se fatiguer moins ?
Si vous dites plus vite, il faut absolument aller consulter un psychologue, c'est grave, docteur...
La paresse développe l'intelligence parce que l'être humain est toujours à la recherche du moindre effort, en tant qu'animal. Regardez les progrès technologiques : ils nous facilitent physiquement la vie, mais le système présente la rapidité comme principal avantage : gain de temps... et pourquoi faire ? Pour courir plus... parce que le temps libre est consacré à s'occuper par tous les moyens, et s'occuper, cela engendre des dépenses. Ne rien faire ne rapporte rien aux grandes sociétés, au contraire, cela vous ferait trop réfléchir sur l'absurdité de la situation.
La paresse, c'est la recherche de l'efficacité, indispensable à la survie pour la nature. Un système inefficace entraîne l'extinction de la race par épuisement. Si un oiseau de proie n'est pas efficace, il va mourir de faim. Un oiseau de proie mort ne se reproduit pas. La race devient plus forte par élimination mécanique de ses éléments les plus faibles.
C'est la théorie de l'évolution et la paresse en est le moteur.
Sans paresse, il n'y aurait pas de musique, de littérature, de peinture, de sculpture, de découvertes, ...
La paresse demande, comme toute chose, du temps et il faut lui en laisser.
C'est la porte ouverte à l'imagination, au rêve, à l'intemporel...

Religions et croyances

Depuis la nuit des temps, l'être humain a tenté d'expliquer ce qu'il ne comprenait pas par l'action de forces supérieures, qu'il a nommé dieux, esprits, ...
De ces croyances sont nées les religions et des religions, les clergés.
Les croyances de chacun leur appartient, tout comme les idées, les préférences, les goûts.
Elles font partie de la personne et sont variables, selon les périodes, l'humeur, l'expérience.
La foi est une croyance forte qu'il est difficile de mettre en cause, malgré tout.
Même l'expérience, les preuves sont mises en doute face à une foi aveugle.
On y croit, un point c'est tout, rien ne peut faire changer la foi.
On peut la perdre, mais pas la changer.
On peut croire en des idées, des personnes, des mouvements, ...
Personnellement, je crois en l'être humain, dans ce qu'il a de bon, dans ce que l'on voit en chaque enfant, avant qu'il ne soit éduqué.
Cela ne m'empêche pas de savoir à quel point il peut être abominable, à quel point son imagination est fertile pour faire du mal, tout autant que pour faire le bien.
Mais si on ne croit en rien, il est difficile d'avancer.
Sans espoir, le monde est fini, dans le sens limité, pas terminé.
Et l'espoir, c'est une croyance dans quelque chose qui n'existe pas encore, c'est à dire, qui n'existe pas au moment présent et comme on ne peut jamais dire ce qu'il va se passer, c'est pareil d'admettre sa non-existence.
Croire en l'être humain, c'est facile, il suffit de regarder les belles choses qu'il est capable d'accomplir, de ressentir la générosité naturelle qui est en lui.
Ce n'est pas toujours évident de le remarquer mais il faut bien regarder, c'est tout autour de nous, souvent caché mais toujours présent.
Je dirais que ma religion, c'est l'Humanisme, que je trouve plus intéressant que de croire en des forces supérieures et d'abandonner ma responsabilité entre leurs mains.
Parce que c'est de ça qu'il s'agit, un abandon, comme l'abandon de notre liberté entre les mains des politiques.
La propension de la majorité des êtres humains à faire confiance sans contrôle, sans réflexion, une foi aveugle... qui, exploitée par un clergé, permet à quelques-uns d'abuser d'une qualité humaine dans le seul intérêt personnel.
C'est comme ces bandes organisées de mendiants qui abusent de nos bons sentiments pour nous détrousser et exploiter la misère des personnes : elles freinent notre tendance par la méfiance instaurée. C'est toujours le même schéma, dès qu'il s'agit d'abuser.

vendredi 3 février 2017

Intelligence

Il n'existe pas une intelligence mais des intelligences.
Que pourrait-on définir comme intelligence ?
Je dirais qu'il s'agit de la capacité d'adaptation au milieu et aux changements.
L'intelligence n'est pas morale. Évoluer et survivre dans un milieu immoral est une sorte d'intelligence.
Quelqu'un qui peut calculer la racine cubique d'un nombre aléatoire et qui ne peut pas se cuire un œuf n'est pas pour moi une personne intelligente. C'est quelqu'un qui sait calculer, c'est tout.
Quelqu'un qui ne sait pas écrire mais qui arrive à survivre dans la jungle est intelligent, pas cultivé comme nous l'entendons.
L'intelligence, c'est la capacité de comprendre notre environnement et de s'y adapter.
Comme l'environnement est illimité, l'intelligence pourrait l'être également.
De la compréhension de l'infiniment petit vers l'infiniment grand.
Qui pourrait appréhender tout ?
Il y a diverses capacités de stockage, chaque personne ayant ses limites, mais la plus grande des intelligences est l'intelligence collective.
C'est pour cela que chaque individu est important par ce qu'il peut apporter, à son niveau et qu'il n'y a pas lieu de classifier l'intelligence pour mettre une échelle de valeur tout à fait arbitraire.
Ne pas confondre des concepts avec l'intelligence, comme la culture, la logique.
On peut être intelligent sans avoir la logique standard, sans savoir calculer ou lire.
L'intelligence, justement, nous donne la possibilité d'inventer les moyens pour nous aider à la connaissance et à la compréhension. Cela peut être l'écriture, le cinéma, la peinture... c'est pour cela que la culture est importante, qu'elle est le résultat de notre intelligence et non sa raison.
On peut dire que toute créature est intelligente de par sa seule existence.
Si elle ne l'avait pas été, elle aurait disparu.
L'intelligence animale, basée sur la survie de l'espèce, est évidente dès lors que l'on observe comment les animaux évoluent dans leur milieu.
L'intelligence humaine nous apparaît supérieure parce que nous avons l'impression que nous sommes les seuls à avoir la conscience de notre propre existence. Qu'en savons-nous ?
Nous nous sentons supérieurs grâce à ce cerveau qui nous a amené à ce stade de notre évolution, qui nous a permis de survivre dans tous les milieux sur cette planète et même en dehors.
L'avantage de l'être humain est justement dans cette capacité plus étendue d'adaptation mais cela ne fait pas de nous des êtres supérieurs et plus intelligents.
Notre comportement vis-à-vis de notre environnement le démontre clairement.
Si nous étions si intelligents, nous ne détruirions pas notre monde.
Aucun animal ne le fait, nous sommes les seuls à nous comporter de cette manière et cela ne me donne pas l'impression que l'être humain est plus intelligent qu'une moule.

jeudi 26 janvier 2017

Honnêteté

C'est la base.
On doit commencer par être honnête avec soi-même avant de pouvoir l'être avec les autres.
C'est le point le plus difficile : se voir comme on est et s'accepter.
Si on ne peut arriver à ce point, c'est une façade que l'on présente aux autres et toute relation commencera sur cette base faussée.
L'honnêteté, c'est la sincérité, des actes et des paroles.
Parler et ne rien faire de ce qu'on a dit, c'est un mensonge que l'on fait aux autres et à soi-même.
Si les actes ne correspondent pas aux paroles, on n'est pas honnête.
La malhonnêteté, c'est la porte ouverte aux ressentiments, à la frustration.
L'honnêteté des sentiments me paraît bien plus importante que l'honnêteté légale.
Je trouve plus acceptable un voleur qui admet son état qu'un "honnête" citoyen qui pique en douce et condamne les voleurs "officiels".
Quelqu'un a dit : "Qui n'a jamais péché me jette la première pierre".
Alors, la première honnêteté, c'est de ne pas juger.
Considérer qu'une opinion n'est jamais définitive.


dimanche 15 janvier 2017

Solidarité

On pourrait penser que c'est un sentiment moral, mais la solidarité renforce la communauté, et ce qui rend plus fort augmente la capacité de survie.
La solidarité, dans nos sociétés, n'est plus automatique parce que l'individualisme a pris le pas sur l'appartenance communautaire.
Pourtant, il y a en chacun d'entre nous, cette propension à tendre la main, à relever la personne tombée, à se sentir mal à l'aise devant la misère...
Quand on ne le fait pas, c'est qu'il y a quelque chose qui nous en empêche, pas que nous ne le voulions pas. Évidemment, ce sont des excuses : rien ne devrait freiner la solidarité naturelle.
Commençons déjà par notre entourage. N'oublions pas qu'une bonne action a un effet de propagation positif.
La solidarité n'est pas de la pitié, elle apporte à celui qui reçoit le sentiment d'appartenir à une communauté et à celui qui donne le sentiment d'être utile à celle-ci.
La solidarité est le ciment qui lie la communauté, qui lui donne son utilité première : protéger l'individu.
C'est une nécessité et elle doit être préservée, encouragée, mise en avant...
 

Facebook et Cie

Tous ces moyens de communication, tous ces machins gratuits...
C'est génial, non ?
Héhé, gratuit...
Gratuit ne veut pas dire qui ne coûte rien...
Un sourire est gratuit, ne vous coûte rien et apporte beaucoup.
Est-ce le cas de FB, Tweeter et compagnie ?
Vous ne payez rien, c'est vrai.
Vous pensez qu'ils gagnent des milliards seulement avec la publicité ciblée ?
Si c'est gratuit, c'est que le produit, c'est vous.
Plus vous répondez à ces soi-disant tests de personnalité, d'animal fétiche, d'âme soeur et je ne sais quoi d'autre, plus vous donnez une image précise de votre personne.
Ces profils, établis à longueur de temps, sont vendus à des sociétés commerciales. C'est là qu'ils se font des couilles en or, avec votre vie, vos secrets, vos petites habitudes.
Ils ont trouvé l'outil idéal pour le marketing, où le client donne jusqu'au plus petit détail de son intimité de façon gratuite et volontaire.
C'est génial, ça ! L'idée du siècle.
D'ailleurs, le marché ne s'y est pas trompé, regardez la valorisation en bourse...
Vous confiez à des entreprises privées des choses que vous ne diriez pas à votre conjoint, meilleure amie, prêtre, chien... et vous ne savez même pas ce qu'ils en font.
D'où vous vient cette confiance aveugle ? Dans le fait qu'ils sont intègres et ont une valeur morale ?
Hahahaha !!!! MDR !!!!
Il faut prendre ces moyens pour ce qu'ils sont à la base et éviter à tout prix d'en dire trop, de les considérer comme des éléments naturels de votre vie, de courir vers votre téléphone dès qu'un bruit se fait entendre. C'est un nouveau genre d'aliénation si on ne fait pas attention.
C'est comme tout ce qui est populaire, un mauvais usage est vite possible si on ne comprend pas comment ça marche.
Vous ne voyez pas le danger ?
Vous vous dites, comme moi, d'ailleurs, que votre petite vie n'intéresse personne... que le fait que l'on sache que vous aimez telle ou telle musique, que vous allez sur telle ou telle page, etc. ne vous gêne pas...
Non, ce n'est pas plus gênant que ça... jusqu'au jour où...
.... un régime totalitaire se met en place, décide de mettre en prison, par exemple les roux qui font du skateboard et hop, on achète les données à une société qui les a, qui sera trop contente de se faire un peu plus de blé, et hop, la voiture noire avec les vitres teintées, d'où sortent quatre balèzes en uniforme et vous embarque.... bye bye !!!
Vous pensez que ce n'est pas possible ? Vraiment ? Vous avez entendu parler de Donald et de Marine ? Ces démocrates convaincus... ces humanistes avérés, qui aiment tout le monde, surtout les roux qui font du skateboard... Allons... vous voulez prendre ce risque, pour flatter votre petit égo, quand on vous dit que vous faites partie des 2% de personnes les plus intelligentes sur Terre après un petit test ?
Vous faites ce que vous voulez, en tout cas, moi, si je sens que ça commence à puer, je prends le maquis numérique, je disparaîtrai virtuellement et physiquement, parce que maintenant, ils savent où je me trouve, où j'ai envie d'aller et ce que je veux faire, ce que je pense puisque je l'écris ici même.
Je prends consciemment ce risque parce que j'ai envie de communiquer, de partager et parce que je crois qu'on arrivera pas à une situation pareille du fait que, justement, l'information circule et que la mobilisation des gens peut se faire. Elle sera même amplifiée parce que les gens ne pourront nier ce qu'ils ont fait sur ce média et qu'ils devront assumer leurs opinions. A moins de retourner sa veste... mais cela ne changera rien, sachez-le bien, parce que dès que vous avez tapé sur Entrée ou cliqué sur Envoyer, c'est trop tard !! Héhé... Je publie...

Le pardon

C'est un concept moral.
Je ne sais pas si cela vient de la religion ou le contraire.
Quoi qu'il en soit, je le trouve important.
Qu'on le donne ou qu'on le reçoive.
Quand on demande pardon, on reconnaît avoir causé un tort.
Quand on le donne, on accepte de passer à autre chose.
Le pardon n'est pas l'oubli.

Je trouve que si on ne peut faire ni l'un ni l'autre, on se charge négativement, on garde un caillou dans sa chaussure, on n'a pas réglé ses comptes.

Est-ce qu'il y a des choses impardonnables ?
Je dirais que cela dépend du point de vue de chacun, de l'importance qu'on donne aux choses, aux valeurs que l'on défend.
C'est à chacun de définir ce qui important ou pas.
Pardonner, c'est évoluer, c'est comprendre.
Si on ne comprend pas, on ne peut pas pardonner ou demander pardon.
C'est pourquoi il faut essayer à tout prix d'aller vers la compréhension.
Si on n'y arrive pas, le pardon est impossible et il faudra trouver une explication et l'acceptation.

Je vais prendre un cas personnel pour essayer d'expliquer mon point de vue.
J'ai pris une balle en défendant la vie de quelqu'un.
J'étais prêt à pardonner à l'agresseur pour ce qu'il m'avait fait parce que je pouvais comprendre le désarroi dans lequel je pensais qu'il était au moment des faits.
Mais, quand a eu lieu la reconstitution, qu'il a menti sur ce qui s'est passé, qu'il n'a même pas exprimé un remords ni même regardé dans notre direction, mon envie de pardon s'est envolée et mon mépris a commencé.
Lors du jugement, il a continué ses mensonges, il n'a rien assumé de ses actes, il a seulement dit au juges qu'il regrettait ce qu'il s'était passé. Il n'a pas demandé pardon à nous, ses victimes, non, il regrettait simplement la situation dans laquelle il se retrouvait à causes de ses actes.
Comment pourrais-je lui pardonner ?
Le juge a estimé qu'il exprimait un repentir sincère. Je vais aller en appel, rien que pour cela, parce que j'estime que c'est impossible que ce soit sincère si on assume pas ce qu'on a fait, si on ment et qu'on persiste dans son mensonge, si on n'a même pas écrit un mot pour demander pardon à ses victimes, ni même une parole...
S'il avait dit la vérité, vraiment regretté son geste, je l'aurais pardonné sur-le-champ, parce que c'était ce que j'attendais, c'était pour moi la justice.
Je parlais plus haut d'explication et d'acceptation.
Dans mon cas, l'explication est qu'il est un moins que rien, un pauvre type qui ne mérite rien de ma part, que de l'indifférence. J'accepte qu'il soit comme ça parce qu'il n'y a rien à comprendre à un tel comportement. Je pourrai lui pardonner le jour où il me demandera sincèrement pardon, mais je n'attends pas un tel jour, je crois que ce type ne changera pas. Si aller en prison et suivre une thérapie ne l'a pas changé, je ne vois pas ce qui pourrait le faire. Il est comme il est, un nuisible qu'il faut éviter. Les raisons qui ont fait qu'ils soit comme il est ne changent rien à son état, ce ne sont que des excuses, pas des explications à ses actes. Il a agit en toute conscience et avec préméditation, il n'y aucune excuse à cela.

L'égo

Non, pas ces petites briques de construction...

L'égo, c'est bien une des choses qui demande un équilibre constant.
Ce trait de caractère qui fait qu'on s'aime soi-même.
Cette sensation est souvent fausse puisqu'on n'a pas le recul nécessaire pour relativiser les choses.
On est plus fort qu'un tel ! Ouais ! On a gagné, on a gagné !
Ce qu'on oublie, c'est qu'on est jamais le meilleur et que de toute façon, on sera remplacé...
D'où la futilité de la compétition, de la gagne... écraser les autres ne nous monte pas, ça nous abaisse.
Faire évoluer quelqu'un d'autre est bien plus gratifiant que d'être avant lui.
Un égo trop grand ne peut conduire qu'à la déception et la frustration.
Un manque d'égo laisse la place à l'égo des autres et ne nous permet pas de nous épanouir.
Il y a d'une part ceux qui n'ont aucune estime d'eux-mêmes et ceux qui se font dresser des statues sur les places publiques de leur vivant...
Tout le monde en connaît, je suis sûr.
Sur Facebook, on mettrait : "taguez si vous reconnaissez un ami"...
L'égo, ça se cultive, ça se flatte, c'est très facile...
Notre mode de vie individualiste, favorisé par le système capitaliste, augmente notre égo.
Pourquoi le système aurait-il besoin que nous ayons un égo plus grand ?
Parce que c'est un levier si facile à utiliser, présent plus ou moins en chacun d'entre nous.
Parce que cet égo, par exemple, fait que nous donnions des détails intimes de notre vie à des fins commerciales. Comment ça ? Ben, Facebook, par exemple, avec tous ces tests à la con qui circulent...
L'individu et la société, les deux côtés de l'égo.
Quand on s'oublie pour la société, l'égo disparaît et quand on oublie la société pour ne penser qu'à soi, l'égo est au maximum.
Une personnalité équilibrée demande un égo équilibré.
L'équilibre, c'est l'harmonie et l'harmonie, c'est le bien-être que tout le monde recherche.

Remords et regrets

La différence entre les deux :
Le remords, c'est être désolé d'une chose qu'on a faite et le regret d'une chose qu'on a pas faite.

Il faut éviter les deux, mais surtout les remords, puisqu'ils impliquent des choses négatives qui ont eu lieu.

Pour que cela n'arrive pas, il faut assumer les choix que l'on prend.
De toute façon, une fois que c'est fait, il est trop tard pour revenir en marche arrière, et même dans ce cas, la situation aura changé.
D'où l'importance de bien réfléchir à nos actions, nos paroles, parce qu'une fois que c'est parti, c'est trop tard.
Et quand on s'est trompé, il faut savoir le reconnaître et apprendre de notre erreur.
Si on a fait du mal à quelqu'un, il faut savoir lui demander pardon.
Qu'il nous pardonne ou pas, c'est à lui d'en décider, mais il saura que vous regrettez, et c'est déjà quelque chose de positif.
Je trouve pathétiques les gens, qui au bout de leur vie, dans leur lit, quand ils sentent qu'ils vont partir, commencent à regretter tout ce qu'ils n'ont pas fait.
Qu'ils demandent pardon pour ce qu'ils ont fait, je peux le comprendre, mais les regrets ???
Je ne comprends pas qu'on puisse avoir des regrets.
Si on veut faire quelque chose, on le fait, un point c'est tout, sinon, il n'y a pas lieu d'en discuter puisque ça n'aura pas lieu pour diverses raisons.
C'est quand ces raisons ne sont que des excuses qu'on peut engendrer un sentiment de regret, mais cela, c'est quand on entre dans un mensonge, dans une spirale négative.

Par exemple, on voudrait aller visiter Venise... Ce n'est pas très loin, ce n'est pas trop cher mais on n'y va pas... Pourquoi ?
Les excuses : je n'ai pas eu le temps, je n'avais le budget, personne ne voulait y aller avec moi, ma voiture n'aurait pas tenu le coup, je n'aime pas prendre l'avion, il paraît que c'est bondé à ce moment de l'année, etc, etc...

Quand on veut faire quelque chose, on trouve les moyens. Quand on ne veut pas, on trouve des excuses. C'est aussi simple que ça.

Et avoir des regrets, c'est se mentir à soi-même, se raconter des histoires parce qu'on sait très bien pourquoi on y est pas allé : on n'avait pas envie plus que ça, pas de motivation...
Alors pourquoi se dire ou raconter qu'on voudrait y aller ?
Pour faire du bruit, pour se rendre intéressant ?
Quelle futilité !


samedi 14 janvier 2017

Terrorisme

L'exclusion engendre l'injustice, l'injustice engendre la violence et la violence nous enferme dans l'insécurité, nous faisant accepter une atteinte à notre liberté.
C'est exactement ce qui nourrit tous les terrorismes, tant que des fanatiques pourront utiliser l'injustice pour recruter, cela n'arrêtera pas. Les états d'urgence et autres mesures médiatiques n'ont aucun impact sur les causes mais servent seulement à nous maintenir dans cet esprit de peur qui permet aux oligarques de mieux nous contrôler et ça marche très bien.

Militantisme

Je milite pour propager des idées que je retrouve tout autour de moi, mes propres réflexions, qui coïncident avec ce que je pense être juste. Je veux convaincre par le débat argumenté. Inutile de se pointer avec des idées toutes faites en pensant les imposer, ce n'est pas un dialogue ou un débat, c'est un déballage idéologique.

On croit qu'on n'a pas le choix... des conneries... on a quasiment toujours le choix, mais on ne veut pas payer le prix de ce choix.  Il est vrai qu'il existe des situations où le prix à payer est vraiment trop élevé, mais alors on peut se poser la question de savoir comment on a pu se mettre dans une telle situation et en apprendre les leçons. Il n'y a pas d'échecs, il n'y a que des expériences.
On pense qu'on ne peut pas vivre autrement que de vivre comme la plupart des gens dans les pays industrialisés vivent... Des conneries !
C'est ce qu'on vous inculque, dès votre jeune âge, à obéir, à ne pas réfléchir par vous-mêmes parce que le système qui entretient quelques parasites a besoin de gens qui ont une mentalité de moutons, pour justement fournir à ces parasites accumulateurs tout ce qu'ils veulent.
Quand vous aurez compris que c'est vous qui détenez le pouvoir, tous ensembles, vous serez libres, déjà.
Il faut sortir de ce système aliénant.
Il n'y a rien à inventer, tout existe ou a existé avant l'apparition de ce capitalisme productiviste qui ne mène qu'à la destruction du tissu social et de l'environnement.
Nous avons le pouvoir de changer les choses qui ne nous conviennent pas, il faut simplement dire non, mais en grand nombre, parce qu'on n'est jamais seul à avoir une opinion.
Internet a cet immense pouvoir de fédérer les idées, quelles qu'elles soient et on retrouve un sens commun humain. On sait, qu'elle que soit son origine, quand une idée est vraie et qu'elle correspond à l'idée qu'on se fait des valeurs humaines, que je crois universelles.
Tout le monde a besoin des mêmes choses de base, on peut s'en rendre compte une fois qu'on retire les croyances, idéologies, habitudes, endoctrinement  qui n'existent justement que pour nous inféoder.
Ouvrir l'esprit des gens, convaincre, débattre, accepter les idées des autres et les faire siennes.
Cela devrait être le but premier du système éducatif et non de bourrer le crâne des enfants avec des choses futiles.
Je suis persuadé que c'est le seul moyen de changer les choses de manière douce et intelligente : apprendre aux gens à réfléchir, à être critique, à construire des raisonnements et à en discuter.
C'est à la portée de toutes les personnes normalement constituées mentalement, sans être nécessairement un génie.
Être libre dans sa tête, c'est la première étape, enlever toutes les limitations, tous les a priori, les préjugés, les étiquettes, les petites cases ... Le reste suivra...

La politique

Surtout ne pas confondre la politique et les hommes politiques !
La politique est noble, les hommes politiques l'ont souillée de par leur comportement et leur corruption.
Tous les hommes politiques ne sont pas des pourris, mais plus ils ont du pouvoir et plus c'est vrai.
C'est le système qui est corruptible, son fonctionnement est la porte ouverte aux intérêts personnels.
Comment faire confiance à un système basé sur la publicité et le financement de celle-ci par des entreprises ?
La politique est un système de choix à faire quand la rationalité ne peut être appliquée.
Il s'agit d'une gestion des relations humaines, de trouver des consensus et de trancher.
Il est très difficile, dans tous les cas, d'obtenir une approbation à la majorité entière.
Il y a des sujets qui ont l'approbation de tout le monde, nourriture pour le populisme le plus basique.
Mais les sujets qui peuvent gêner une partie de la population sont sensibles et effectivement demandent une décision orientée qui est politique.
Par exemple, il s'avère qu'il faut construire une ligne de chemin de fer d'une ville à l'autre parce qu'on a remarqué qu'il y a un besoin de la part de la population et que c'est le moyen le plus adapté pour répondre au besoin. Le besoin collectif prime sur le besoin individuel mais celui doit être pris en compte. Il faudra définir le trajet qui soit idéal pour le train en tenant au maximum compte des nuisances pouvant être occasionnées aux riverains. La décision, politique, pour un trajet donné, devra être prise et assumée, les oppositions au projet devront être argumentées, les compensations devront être justes mais le projet devra être finalisé.
Un autre exemple, la politique étrangère, où l'intérêt commun doit être privilégié à l'intérêt national.
Les décisions politiques ne devraient jamais être prises dans un intérêt réduit mais toujours dans l'intérêt général humain parce que nous vivons tous sur la même planète.
Ma nation est la Terre, mon peuple est l'Humanité.
Je suis opposé aux nationalismes divers parce qu'on est plus que quelqu'un qui habite quelque part, on fait partie de cette Humanité avant tout et on apporte une richesse par nos particularités diverses, liées à notre terroir, à notre culture. Soyons fiers de ce que nous sommes et de notre contribution à la diversité sans revendiquer une étiquette autre que celle d'être humain.

Paroles et actes

Dans ma naïveté, j'ai pensé longtemps, sans doute parce que j'avais principalement fréquenté des gens semblables à moi, qu'on faisait ce qu'on disait.
J'en suis bien revenu, de cette vision.
J'en ai connu, des gens qui parlent de choses qu'ils ne connaissent pas, de choses qu'ils ne font pas.
La seule chose qu'ils font, c'est de parler, de faire du vent avec leur bouche et de me faire perdre mon temps à écouter ce son sans significations.
J'ai passé l'âge de supporter cela.
Ces gens qui se plaignent d'une situation qu'ils ne font rien pour changer, ces parasites qui attendent peut être que vous régliez leurs problèmes, qui en général, n'en sont pas.
Ces beaux parleurs qui affirment des choses avec une arrogance pleine de mépris alors qu'ils n'y connaissent rien, ces enfumeurs qui se cachent derrière un écran de mensonges, d'affirmations infondées.
Ces vendeurs de tapis, ces marchands de sable aux Bédouins ne se rendent pas compte de la futilité de leur comportement.
Il y a deux types de menteurs : ceux qui cherchent à profiter de vous et ceux qui se protègent.
Je pense que ceux qui appartiennent au deuxième type sont effrayés, qu'ils ont besoin de cette protection dérisoire, d'avoir un pouvoir de séduction qui cache leur grande faiblesse. Ils sont en recherche de reconnaissance des autres parce qu'ils ne se sont pas encore trouvés, qu'ils n'ont pas confiance en eux. Le fait qu'ils mentent en permanence n'arrange rien, au contraire, parce qu'ils ont bien conscience de ce qu'ils font.
Il faut les aider en leur disant qu'on est pas dupe, qu'ils arrêtent de nous prendre pour des idiots et peut-être que le masque tombera, s'ils trouvent là une opportunité de sortir de leur propre piège et recevoir la confiance de quelqu'un qui sait qui ils sont.
Dans le premier type, on retrouve des hommes politiques et les mauvais commerciaux, champions des fausses promesses, ce qui les intéresse seulement, c'est de rester dans le système ou vendre leur truc, et pour cela ils sont prêts à toutes les bassesses. Ils n'ont aucune vue à moyen et long terme. Leur combat est immédiat et ignore les conséquences.
Dans ce cas, nous avons toujours le choix d'accepter ou non, cela ne dépend que de nous. Laisser du pouvoir à ces gens, c'est leur donner un bâton pour nous frapper.
Et après, il ne faut pas venir se plaindre qu'on a mal... c'est facile de laisser aller les choses dans les mains des beaux parleurs et puis de s'étonner que rien ne se passe comme promis. La naïveté a des limites, la bêtise en a d'autres...

Service public

Il doit être géré par la communauté la plus proche.
Il ne doit pas être soumis au rendement financier.
Le seul rendement qu'il doit avoir est la satisfaction des usagers.
Comment comprendre cette tendance à privatiser tous les services publics ?
On voit déjà les résultats !
Comment peut-on penser un seul instant que l'intérêt privé s'occupe de l'intérêt collectif ?
La main mise des entreprises sur le monde politique est la seule explication, la corruption des décideurs par le système capitaliste en est l'instrument.
Comment osent-ils vendre nos services publics ?
Sous prétexte de la rentabilité ?
Alors, qu'ils m'expliquent comment un service public, qui n'a pas besoin de publicité, qui n'a pas de concurrence pourrait être moins rentable qu'une entreprise privée.
Comment une entreprise privée, dont le but premier est le profit, serait plus performante qu'un service public ?
Parce qu'ils auraient du meilleur personnel ?
Et comment ? Ils seraient mieux payés ?
Et dans ce cas, d'où vient l'argent ?
Si l'on considère le même budget pour les 2 cas, où se fait l'économie ?
Sur le personnel et sur la qualité du service, parce que le profit, lui, ne sera jamais mis en cause.
Donc, il y aura moins de personnel, peut être mieux payé, mais cela reste à prouver, pour rendre le même service.
Par quel miracle ? Serait-ce des surhommes/femmes ? Ou bien ne serait-ce qu'une exploitation plus poussée des personnes ?
Les gestionnaires des services publics seraient-ils à ce point incompétents qu'il ne pourraient s'entourer de bons collaborateurs ? Auraient-ils perdu le sens commun qu'ils engageraient des bataillons de personnel payés à ne rien faire ?
Bien sûr qu'il existe des gens qui sont placés par leurs amis politiques, qui n'ont pas les compétences nécessaires, qui polluent les services.
Il faudrait peut être commencer par éviter ce genre de dérive en coupant les services publics de la corruption politicienne.
Les dirigeants n'y connaissent rien alors qu'ont-ils à se mêler de la gestion des services publics ?
La politique n'a rien à y faire, seulement le service au public et le seul juge est le public.
C'est un non-sens total, une négation du sens primaire de la chose.
Et vendre le service public à ses corrupteurs est un crime.
On reconnaîtra une véritable démocratie le jour où ces criminels se retrouveront devant un tribunal.

vendredi 13 janvier 2017

Le prix des choses

On a cette fâcheuse habitude d'évaluer les choses selon leur prix, pas leur valeur.
Et de ce fait, on a tendance à acheter au moins cher, sans s'occuper beaucoup d'autres critères, bien plus importants.
On oublie, que quand on brade quelque chose, qu'il y a quelqu'un qui le paye, quelque part.
Chaque chose à un prix de revient, comprenant les matières, la main d’œuvre, le transport, la commercialisation, les taxes. C'est assez facile à calculer pour l'entreprise qui détermine une marge bénéficiaire adaptée au marché de destination.
C'est pourquoi vous avez des marchandises moins chères dans certains pays que dans d'autres. Les prix sont adaptés pour que les populations puissent les acheter. Les marges sont moins importantes mais pour les vendeurs, un gain est un gain.
La concurrence joue sur les prix, pas sur la qualité et baisser les prix de production se fait, à un certain moment, au détriment de quelque chose, en général, de la main d’œuvre, des matériaux de base, jamais du bénéfice escompté.
C'est pour ça qu'il y a tant de saloperies dans tout et que les ouvriers sont payés au minimum, juste pour diminuer les coûts et augmenter les profits. Tout est tiré vers le bas simplement pour vendre moins cher, vous fournir votre dose de "bonnes affaires".
Mais vous qui êtes sans cesse à la recherche du moins cher, vous accepteriez de marchander votre salaire ? Non ? Pourquoi ? Parce que vous le valez bien ? Mais oui, vous le valez probablement, tout comme la qualité des produits que vous devriez consommer.
Au lieu de vous poser la question de savoir si c'est moins cher, demandez-vous plutôt si c'est de bonne qualité et si le produit dont vous avez besoin ne peut être fourni par une filière qui respecte les personnes et l'environnement, qui ne demande pas à parcourir la moitié du globe pour arriver entre vos mains.
Le bon rapport qualité/prix viendra de lui-même, par expérience et partage d'expérience. La confiance en votre fournisseur est essentielle. Vous savez qu'il doit gagner de quoi vivre décemment, qu'il doit payer les matières premières, son travail et celui de ses collaborateurs, ses frais, etc. et vous supposez qu'il prend une marge raisonnable sur ses produits. Si ce n'est pas le cas, il est rarement le seul à pouvoir vous fournir et vous pouvez toujours comparer, dans des fourchettes raisonnables, s'il est trop cher ou trop bon marché. L'un et l'autre ne sont pas nécessairement bons. Trop bon marché signifie que la qualité n'y est pas et trop cher signifie qu'il ne gère pas les prix. Bien sûr, l'offre et la demande jouent, mais ne devraient pas intervenir pour un grand ratio. Si le commerçant a déterminé une marge au départ lui suffisant, le prétexte de la rareté ou de l'exclusivité ne devrait pas faire exploser celle-ci, la démarche devrait être la fourniture à la communauté et non l'enrichissement et l'accumulation personnels. Il s'agit toujours d'un équilibre, d'avoir assez pour soi et d'en laisser aux autres.

Savoir et connaissance

La différence entre les deux est subtile mais importante.
On peut savoir quelque chose sans le connaître.
La connaissance est beaucoup plus que le savoir.
On sait, par exemple, que la neige est froide. On l'a lu quelque part, mais on n'aura la connaissance de la neige que le jour où on se roulera dedans, que le jour où elle bloquera les routes, que le jour où on verra une avalanche emporter des gens et les tuer, le jour où on la fera fondre pour boire, le jour où on regardera ses cristaux avec un microscope, ... et on ne connaîtra pas encore tout. La nivologie est une science à part et on ne parle ici que de neige... imaginez tous les domaines plus complexes... Comment pourrait-on imaginer un seul instant qu'on connaît tout ?
La connaissance est infinie, le savoir est fini.
Il faut avoir conscience de l'infinité pour avoir une ouverture d'esprit telle que tout est possible, que rien n'est acquis, que rien n'est écrit dans le marbre pour toujours, qu'il n'y a pas de certitudes absolues.
La connaissance est la somme de toutes les expériences, l'encyclopédisme est la tentative de réunir toutes les expériences possibles en un seul endroit, mais il faut faire très attention à l'orientation prise par les intellectuels pour vous présenter certaines versions des expérimentations et éviter celles qui heurtent leurs convictions ou leurs intérêts.
Il faut laisser à chacun la possibilité de se faire son avis, basé sur le bon sens, en ayant accès au plus grand nombre de versions possibles.
Internet permet cela, tout y est ou presque, mais en prenant bien en compte la tentation encyclopédique orientée des informations que vous allez trouver grâce aux moteurs de recherche. Faites des requêtes sur différents moteurs et vous constaterez que les résultats peuvent être totalement différents. Allez plus loin que la première page de résultats, soyez critiques envers ce que vous lisez, déterminez vous-mêmes la pertinence de ce que propose le moteur de recherche.

Amour

C'est la conscience de l'Autre.
C'est inconditionnel.
On est là pour l'Autre, il compte plus que nous-mêmes.
L'Autre, c'est l'être aimé, quel qu'il soit.
On peut éprouver de l'amour pour un enfant, le plus évident des amours.
Tout le monde n'est pas sensible de la même façon à l'amour : il y a des parents qui n'aiment pas leurs enfants, des enfants qui n'aiment pas leurs parents, des parents qui ne s'aiment pas entre eux, ...
L'amour ne peut venir que de la connaissance réciproque, de la confiance absolue.
Si ces conditions ne sont pas réunies, l'amour n'existe pas.
C'est pourquoi il est vital que les rapports soient sincères et francs, qu'il n'y ait pas de tromperie sur la personne, qu'on se livre à l'Autre tel que nous sommes, dans notre vérité la plus profonde.
Si on affiche une façade, le risque pour l'Autre est de tomber amoureux de cette façade, et lorsqu'elle tombera, la relation sera finie, parce que la confiance sera partie.
Soyons toujours vrais, ne cherchons pas à plaire à qui que ce soit.
Il s'agit d'une relation, pas nécessairement bilatérale : on peut éprouver de l'amour pour une personne qui ne nous aime pas, mais cela n'a pas d'importance, c'est nous qui aimons sans conditions.
On ne peut pas dire qu'on aime pas parce que l'autre n'aime pas. On aime, un point c'est tout.
Attendre de l'Autre quelque chose, c'est attendre la déception.
Le grand Amour, c'est quand les deux parties éprouvent la même chose l'une pour l'autre. C'est très rare mais pas impossible.
En dehors de ce grand Amour idyllique, il existe un amour créé par l'empathie, le désintéressement personnel.
Pour pouvoir vraiment aimer, il ne faut pas être égocentrique, parce que dans ce cas, il n'y a pas de place pour quelqu'un d'autre que soi-même. Aimer c'est être disponible pour l'Autre.
Pour pouvoir aimer quelqu'un d'autre, il faut commencer par s'aimer soi-même, s'accepter tel que l'on est. Il n'y a que comme ça qu'on peut être vrai et proposer une relation basée sur la sincérité.



Les riches

"Ce n'est pas facile d'être riche. Si vous le croyez, essayez pour voir !"

Je n'ai rien contre les riches, pas plus que contre les roux, les amateurs de pétanque, les champions de natation ou les judokas.
Ce sont des personnes comme vous et moi.
La différence est qu'ils aiment l'argent plus que d'autres.
Mais le terme "riches" n'est pas ce que je veux défendre, c'est plutôt l'enrichissement.
Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ce que quelqu'un s'enrichisse si cet enrichissement est obtenu dans le respect.
C'est principalement la manière qui importe. On peut imaginer qu'une personne aimant l'argent arrive à accumuler, de façon raisonnable. Faut-il exiger qu'elle partage tout ce qu'elle a ? A quel titre ? S'il n'a pas envie de partager tout avec la communauté, il n'y pas de raison de l'y obliger, pas plus qu'il ne faut obliger quelqu'un à travailler s'il n'en a pas envie.
La société est composée de plein d'individus, parmi lesquels des gens qui aiment l'argent et d'autres qui n'aiment pas travailler. Il faut accepter tout le monde, sans exception. Il ne peut pas y avoir, de toute façon, que des gens riches ou que des gens qui ne font rien, c'est impossible.
On ne peut construire une société durable sur l'exclusion de qui que ce soit.
On a besoin de tout le monde et je trouve malsain cette chasse aux riches, ce classement de personnes qui, de la même manière que d'autres minorités, se retrouvent dans des ghettos, certes avec gardes, piscines, ports privés et autres, mais des ghettos quand même.
Je suis pour la mixité des populations mais elle ne peut s'obtenir naturellement qu'en abrogeant cette perception fausse des classes sociales.
Un jeune de banlieue ne vaut pas moins qu'un jeune de la haute bourgeoisie, mais c'est ce qui est dans nos têtes et qu'on ne corrige pas par une éducation convenable.
Nous avons tellement de préjugés à effacer et tant que les individus ou classes sociales seront estimés d'après leurs biens, on n'arrivera pas à sortir de cette classification.
Je trouve normal qu'il y ait des riches.
Ce que je ne trouve pas normal, qui est inadmissible, c'est qu'il y ait des pauvres.
Et on est pauvre dès qu'on a pas toutes les bases nécessaires à notre bien-être, c'est-à-dire, un abri, de la nourriture, des soins, de l'amour.
Un riche est pauvre s'il n'a pas d'amour.
Troqueriez-vous l'amour que vous recevez contre une villa avec piscine, dans laquelle vous vous retrouveriez seul ? Si oui, je vous plains de tout mon coeur...

Education

C'est la base de la société.
Personne ne nait avec la connaissance.
Nous ne sommes pas des reptiles, qui, dès qu'ils sortent de l'oeuf, sont capables d'affronter le monde.
Nous avons besoin d'apprendre, tout le temps, parce que nous avons cette capacité incroyable d'adaptation qui a permis notre survie jusqu'à présent.
Qui va nous apprendre ? Nos parents, au départ.... mais qui leur a appris ?
La connaissance est une création de la société, pas des individus.
La connaissance est la somme de toutes les expériences.
Le partage de la connaissance permet aux individus d'évoluer.
La société étant composée d'individus, elle évolue également, c'est un cercle sans fin.
La connaissance n'a pas de limites.

L'éducation est le système permettant de partager la connaissance, mais surtout de l'appréhender, de pouvoir la traiter.
Pour cela, le premier devoir de l'éducation est de nous donner un esprit critique, une capacité de réflexion, d'acceptation des différences.
L'éducation ne doit pas nous figer dans une posture mentale mais au contraire ouvrir notre esprit le plus large possible.
Une fois que cela est acquis, la culture peut être abordée parce qu'on aura les instruments pour l'apprécier.
De quoi est composée la culture ?
De tout ce qui nous permet de nous adapter à notre monde, de le comprendre et de trouver ce qui nous intéresse, la chose pour laquelle nous avons des affinités.
On ne peut pas dire qu'on veut être pompier si on n'a aucune idée de ce que c'est, pas plus que docteur ou mécanicien.
L'éducation se doit de nous apprendre ce qui nous intéresse en plus des bases qui nous permettent de communiquer avec les autres.
L'éducation doit nous apprendre la tolérance et ne doit pas être basée sur la compétition avec les autres, mais seulement avec nous-mêmes.
Nous nous améliorons, à notre propre rythme et pas de façon obligatoire et le système éducatif doit être là pour nous aider à nous développer et pas à nous formater.

Eco-conduite

C'est une chose que j'ai apprise il y a peu, lors d'un stage de formation de chauffeur de bus.
Je roulais de façon dynamique, nerveuse, active.
Je pensais que c'était ainsi qu'il fallait conduire une voiture, parce que c'était actif et que cela correspondait à mon caractère.
Je me trompais : l'éco-conduite, c'est bien plus marrant.
C'est simple mais cela demande une attention permanente.

Qu'est-ce que c'est et comment ça marche ?

Le principe est de diminuer la consommation par l'adoption d'une conduite préventive et douce.
Dans les faits, il faut toucher la pédale d'accélérateur le moins possible.
Plus le parcours est connu, plus efficace est votre conduite parce que vous savez où il faut accélérer et où il faut ralentir.
On pourrait croire qu'il faut accélérer doucement pour ne pas consommer trop.
Et bien non, il faut pousser le champignon pour atteindre au plus vite la vitesse de croisière.
Cela fait bizarre les premières fois, on a du mal de croire dans l'efficacité mais ça marche.
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Il faut laisser rouler le véhicule jusqu'à atteindre la vitesse de passage idéale dans un carrefour ou un rond-point. Bien sûr, il faut s'arrêter s'il y a un STOP.
Normalement, on ne devrait pas freiner.
Si on le doit, c'est qu'on n'a pas gardé une distance suffisante avec le véhicule qui précède.
Ce n'est pas toujours applicable, surtout en agglomération, mais ailleurs, ça ne pose aucun problème.
Je pensais que j'allais gêner les autres usagers mais en général, je rattrape d'autres véhicules, donc je ne suis pas moins rapide que le flux routier.
Eco-conduite, ça ne veut pas dire se traîner sur la route.
Puisqu'on accélère franchement pour atteindre la vitesse, on sème les autres et après, on respecte la vitesse légale, chose que je ne faisais que rarement.
L'expérience me montre qu'on ne gagne pas de temps à aller vite. La seule chose que l'on gagne, c'est une augmentation de la consommation et du risque.
Pour un trajet court, on ne gagne rien en temps et pour un voyage de 1000 Kms, quelques minutes, pouvant être perdues si on se fait intercepter par les flics pour excès de vitesse.
C'est amusant et ça demande une attention constante : dès qu'on n'est plus concentré sur la conduite, on sort du mode économique.
Les distances sont très importantes et permettent une bonne anticipation. On devrait, par principe, laisser 3 secondes au véhicule qui précède mais on adapte aux conditions de trafic. Si on sait qu'on va bientôt arriver à un rond-point, ça ne sert à rien de se calquer sur l'énervé qui est devant nous, qui vient de nous dépasser comme une bombe sur la ligne blanche continue. On maintient sa vitesse et on sera de toute façon derrière lui à la sortie du rond-point. Il aura simplement freiné comme un malade, pas vous. Comme vous savez qu'il ne va pas gagner de temps, vous ne vous en occupez pas. Inutile de faire la course, même si cela peut être amusant, vous arriverez en même temps sur le parking de la boîte, s'il s'agit d'un collègue. Faites l'expérience, vous verrez que j'ai raison.
Cette manière de conduire souple rend notre voyage plus paisible et en fait un plaisir.

Le transport

L'être humain s'est toujours déplacé, pour toutes sortes de raisons, qui n'ont guère changé : la nécessité de bien-être, les besoins de la société.
Ce qui a changé, c'est la vitesse : on peut être de l'autre côté de la Terre en moins de 24 heures.
On part passer des week-ends à plus de 1000 kilomètres.
Le transport est devenu si facile qu'on en abuse.
Pourquoi les prix sont-ils devenus si bas ?
C'est comme pour tout : parce qu'il y a des gens qui gagnent moins. Il n'y a pas d'autres raisons. Le carburant n'est pas moins cher, les avions, les navires non plus.
Le prix du transport est une des causes principales de nos malheurs sociétaux et environnementaux.
Si faire voyager un container de Chine vers l'Europe coûtait ce qu'il devrait coûter, en payant tout le monde pour qu'il puisse vivre décemment, le prix de nos produits augmenterait, mais pas beaucoup.
On pourrait se demander pourquoi on ne le fait pas... pour la même raison que pour tout : le profit à court terme.
On ne s'occupe pas de la pollution générée par un tel trafic, qui doit être gigantesque... il y a tant d'enjeux économiques. Vous imaginez le prix d'un navire de 300 mètres, sa consommation ?
Vous imaginez le prix d'un avion qui peut transporter 500 personnes ? Les tonnes de carburant qu'il brûle au-dessus de nos têtes ?
On vient nous culpabiliser avec la consommation de nos petites voitures, mais comparées au transport international, c'est de la rigolade.
Bien sûr, ce n'est pas négligeable, mais il faudrait commencer par les problèmes causés par les plus grands consommateurs énergétiques du monde, bien loin devant la production électrique mondiale.
Une augmentation importante du prix du transport rendrait la circulation des marchandises plus difficile, freinerait les décentralisations, la consommation de biens à bas prix.
Le transport, comme tous les secteurs clés de l'économie qui nous est imposée, appartient aux  mêmes personnes.

L'individu et la société

La société est un regroupement d'individus qui s'organisent pour que les parties communes fonctionnent. L'être humain est un animal social.
La perception de la société n'est pas la même selon les cultures, mais l'organisation de celle-ci apparaît universelle. Les rôles majoritaires sont distribués plus ou moins de la même façon, quand cette distribution est basée sur l'intérêt collectif. Quand cela ne l'est plus, on assiste aux dérives mafieuses et corrompues.
Plus notre participation à la société est diluée, plus la perception de celle-ci est floue.
Considérons notre société comme un bateau.
Si on veut aller d'un point à l'autre, il faudra s'organiser, sinon, le bateau n'ira nulle part.
Il faudra déterminer des rôles, des fonctions, des objectifs.

Comment faire cela ?
  1. On peut désigner un capitaine, qui décidera de tout.
  2. On peut désigner quelques personnes qui ont l'air de s'impliquer.
  3. On peut se réunir et demander à chacun ce qu'il aurait envie de faire sur ce bateau, ce qui lui ferait plaisir.
Des capitaines, on en a eu, des rois, des dictateurs, des présidents, ...
Comment peut-on s'imaginer qu'une seule personne peut savoir ce qu'il faut faire dans tous les domaines ?
Il va évidemment demander à d'autres, des potes, ce qu'ils en pensent.
C'est pareil, comment pourraient-ils savoir tout ?
Alors, ils vont demander à des gens qui s'y connaissent...
Cela, c'est presque un système acceptable, si on enlève aux décideurs leur intérêt personnel, mais le roi, ou les quelques personnes désignées, vont-elles accepter de n'agir que dans l'intérêt collectif ?
Doit-on croire qu'ils sont différents de nous, qu'ils n'ont pas de tentations, qu'ils n'ont pas un égo qu'on puisse flatter ?
Pourquoi demander à d'autres une qualité que peu d'entre nous ont : l'abnégation ?
Renoncer à sa propre personne au bénéfice de la société, considérer que celle-ci est plus importante que l'individu que nous sommes est un concept qui ne peut s'acquérir que par une réelle implication profonde dans la collectivité.
Il ne s'agit pas de renoncer à sa personnalité, il s'agit de comprendre l'importance de chacun et de tout le monde dans une organisation humaine.
Il faut accepter les différences, comprendre les individualités, savoir que chacun à un rôle à tenir, aussi petit qu'il peut paraître.
Il y a des porte-paroles, des besogneux, des taiseux, des penseurs, des artistes... bref, de tout, et chacun peut tenir un rôle qui correspond à ses affinités, son caractère.
C'est pour cela que toute organisation humaine possède une structure semblable aux autres, que le représentant de la communauté est celui qui s'exprime le mieux, le plus facilement. Que le plus structuré organise, le plus curieux éduque, le plus aventureux explore, le plus courageux protège, etc... Il s'agit des qualités personnelles au service de la communauté, et le rôle de celle-ci, est de favoriser et protéger la mise en application de ces qualités, notamment par l'éducation .
Nous avons corrompu cette organisation en donnant des pouvoirs aux beaux parleurs, alors que leur rôle premier n'est que représentatif, pas décisionnaire. Les décisions collectives ne peuvent être en aucun cas prises par des individus ou des groupes restreints, c'est la négation de la démocratie.
Il ne faut pas s'étonner des dérives si on oublie ces principes de base. Comment s'imaginer que des personnes à qui ont donne tous pouvoirs alors qu'ils sont principalement des bonimenteurs,  ne vont pas s'en servir pour maintenir une position plus que confortable ?

Le système capitaliste

On dirait que certains se réveillent et s'étonnent d'avoir mal au derrière...
D'autres révèlent un complot mondial, sioniste, franc-maçonnique, hégémonique, nique, nique.
Oui, on est bien niqués, mais nous sommes complices, nous sommes acteurs, par notre passivité.
De temps en temps, on se rend compte que nous nous sommes faits avoir, on se révolte, on croit changer les choses, ce qui est parfois vrai, puis la nature humaine reprend son cours.
Vous avez déjà été dans un club, une association ou autre organisation humaine ?
C'est toujours le même principe : un président, un secrétaire, un trésorier, un comité, des membres...
Le président, un ancien pratiquant, est celui qui sait parler.
Le secrétaire, pas nécessairement pratiquant, se tape la paperasserie.
Le trésorier, pareil
Le comité, pareil, ce sont les mêmes plus quelques membres pas nécessairement pratiquants.
Puis viennent les membres, non-pratiquants, mais cotisants.
Puis les pratiquants, ceux qui sont actifs dans l'activité.
Parmi ceux-ci, il y en a que l'on voit de temps en temps, ceux qu'on voit tout le temps.
Ceux qui sont impliqués par l'association et ceux qui ne font qu'en profiter.
Et quand il y a une activité à réaliser, ce sont toujours les mêmes qui se tapent le boulot.
Je suis sûr que vous vous retrouvez dans ce schéma, plus ou moins, parce que l'être humain est comme ça, dans sa variété, et il faut en tenir compte, ne pas s'imaginer que tout le monde peut parler ou que tout le monde a envie de retaper le local de réunion ou de tondre le terrain de pratique.
Nous avons cette tendance à déléguer, à nous reposer sur les autres, pour toutes sortes de raisons, mais je dirais principalement par facilité, fainéantise, égoïsme, individualisme.
Ces traits de caractères sont les leviers de la société capitaliste, utilisés pour nous manipuler par des gens avec moins de scrupules de d'autres, plus malins, qui ont bien compris comment nous fonctionnons.
Ils savent très bien nous corrompre puisque c'est quelque chose qu'ils ont parfaitement maîtrisé à leurs débuts.
Ils ont commencé à accumuler des richesses et le pouvoir qui est lié à celles-ci : le pouvoir de faire la monnaie. De nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre voie que la leur, parce qu'il ne se sont occupés que de leurs propre intérêts et qu'ils ont vu avant tout le monde le moyen de profiter du travail des autres. Ils se sont accaparé de tout ce qu'ils pouvaient et ont maintenu les autres, plus faibles, dans un rôle utilitaire, gardant toujours la main sur les instruments de notre asservissement, devenus plus nombreux au fur et à mesure de notre évolution.

Démocratie

Le pouvoir par le peuple pour le peuple...
Tout un programme...
Cela commence par l'éducation et se termine par l'implication.
Je crois que la démocratie est l'implication de chaque individu, d'une manière ou d'une autre, dans l'organisation de la société.
Je crois que chacun a un rôle à jouer, qui que ce soit, du savant au fou du village, de l'instituteur au criminel.
Notre société est composée de différents individus dont il faut tenir compte.
Je crois que les valeurs humaines intrinsèques, innées sont les mêmes pour tous, à l'exception de cas pathologiques.
Je crois qu'il faut tenir compte, pour l'établissement d'une société saine, de tous ses éléments, ne laisser personne de côté, de prendre en considération la cinétique humaine, c'est à dire le fonctionnement récurrent de l'être humain en société.
L'Humanité a tenté, depuis toujours, de trouver un système idéal et force est de constater qu'il n'y en a pas.
"On vit dans le meilleur des mondes possibles", écrivait Aldous Huxley.
Il décrivait en gros qu'une société évoluait dans sa meilleure configuration possible et que c'était l'acceptation du peuple qui faisait qu'elle était.
Je ne suis pas d'accord avec lui sur le fatalisme, sur l'acceptation de notre soumission à un système récurrent de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Je crois que nous pourrions trouver un système qui implique chaque citoyen et qui contrôle le pouvoir des dirigeants.
Il ne faut pas avoir l'illusion qu'il n'y aura pas de décideurs ou que les gens cesseront d'être des moutons. L'être humain est comme ça, c'est une évidence qu'il faut accepter.
Sachant cela, avec les capacités de l'intelligence humaine, je ne vois pas pourquoi, à l'heure actuelle, nous ne pourrions pas créer un système harmonieux, dès lors qu'il prend en compte chaque individu, de l'assoiffé de pouvoir au suiveur docile, du révolutionnaire à l'artiste explorateur en passant par tous les caractères différents qui constituent l'Humanité.
Je pense que le but premier est le bien-être individuel, que chaque personne devrait se sentir bien dans son monde et que ce n'est que comme cela que la société sera harmonieuse.
Quand je parle de bien-être constant, je n'imagine évidemment pas que la souffrance, la douleur ou les difficultés sont exclues, ce serait totalement illusoire. Elles font partie des choses de la vie et impossibles à effacer. Ce qui ferait accepter ces aspects, c'est la solidarité de la communauté en cas de difficultés, c'est l'aide que l'on reçoit. C'est déjà ce que l'on constate quand on a des amis, c'est d'ailleurs dans ces moments qu'on sait qui ils sont. Et si on n'a pas d'amis, la communauté se doit d'être là, c'est son rôle premier. La conscience de ne pas être seul est une des bases du bien-être.

Mimétisme

C'est notre propension naturelle à nous adapter à notre environnement.
De la même façon, nous pensons de prime abord, que les gens sont comme nous.
Les voleurs pensent qu'on les vole,  les menteurs ne croient pas ce que vous dites, les gens confiants vous croient, etc.
J'avais, dans ma naïveté, pensé de cette façon, jusqu'il n'y a pas longtemps, protégé sans doute par mon entourage.

Justice

Une des choses qui me mettent en colère le plus est l'injustice.
C'est insupportable pour moi.
Cela heurte mon humanité.
Quand il n'y a pas de justice correcte, il y a injustice. Et quand il y a injustice, il y a un prétexte à la violence.
La justice, pour cela, a besoin de moyens, en tant que service public, au même titre que tous les autres services.
Une justice indépendante, gratuite, facile d'accès, avec les moyens nécessaires, c'est ce que devrait être une justice digne de ce nom sans laquelle une société démocratique ne peut fonctionner.
La politique n'a rien à faire dans la justice et celle-ci devrait pouvoir s'occuper de tous les citoyens, sans exception, même les élus en fonction, du secrétaire communal au président de la République.
Exclure certaines catégories (politiques) augmente encore plus le sentiment d'une justice à deux vitesses et le manque de confiance dans nos institutions.
Elle doit être la même pour tous, parce que sans cela, ceux qui sont condamnés n'acceptent pas leur sentence, ayant pour prétexte cette différence de traitement et dans ce sentiment d'injustice, ne vont pas changer de comportement, avec tout ce que cela entraîne de récidives, d'escalade de la délinquance. Comment expliquer à quelqu'un qui se fait condamner à de la prison ferme pour un vol de nourriture qu'un élu, ayant volé des sommes colossales ne verra jamais les barreaux d'une prison ?
Comment expliquer cela aux citoyens ? Quels arguments pourraient être invoqués ?
Maintenir une justice de mauvaise qualité participe au fait de maintenir ce climat de peur qui sert de prétexte à notre contrôle, à notre restriction de liberté.


Responsabilité

La responsabilité personnelle est de plus en plus mise en cause à l'heure actuelle.
On doit signer des décharges de responsabilité pour tout...
On est en train de créer l'Homo Irresponsabilis !

Il ne peut y avoir de libre arbitre s'il n'y a pas de responsabilité.
Enlever la responsabilité aux gens, c'est leur enlever la liberté.
C'est leur faire croire qu'ils ont un droit à l'erreur parce que vous l'avez accepté contractuellement.
Pourquoi on en arrive là ?
C'est un formatage de la pensée, qui va avec le reste : nous transformer en moutons dociles et obéissants, justes bons à engraisser l'oligarchie dominante.
Enlever la responsabilité, c'est la voie ouverte à la médiocrité.
Pourquoi essayer de s'améliorer si on n'a aucune raison ?
"Ben oui, mon bon monsieur ! C'est pas de chance, hein ? On a raté votre opération, mais bon, vous avez accepté le risque, hein ? Regardez, votre signature, ici..."
On arrive à ce type de situation pour une seule raison : le profit.
Je m'explique.
Aux États-Unis d'Amérique, on voit qu'on fait des procès pour ci ou ça. Ce phénomène risque d'arriver en Europe, si ce n'est déjà fait.
Il existe des avocats qui arpentent les urgences, prêts à intenter un procès à n'importe qui pour gagner de l'argent. La justice n'est plus le moteur de ces affaires mais l'argent. Toujours l'argent...
Alors, les sociétés, les personnes se prémunissent de ces pratiques et se dégagent de toute responsabilité. La corruption par l'argent est générale et pourrit toute valeur humaine.
C'est intolérable qu'on fasse disparaître la responsabilité individuelle parce que c'est la porte ouverte à tous les abus, sous prétexte qu'on n'est pas responsable, qu'on a obéit à un ordre, une loi ou un règlement. C'est enlever toute réflexion et liberté de choix.
La règle devrait être qu'on est responsable de ses actes et qu'aucune excuse n'est tolérée pour exclure cette responsabilité.
Bien sûr, celui qui refuse, en toute conscience, d'exécuter un ordre pouvant nuire à autrui, devrait être protégé et celui qui le poursuit, pénalisé.
Ce genre de principe enlèverait toute excuse aux personnes ayant causé un tort, à ces criminels de guerre invoquant les ordres reçus.
Dès lors qu'on sait ou suppose qu'on va nuire à quelqu'un ou à l'environnement, on devrait pouvoir refuser. Et dans le cas où on le fait quand même, être mis devant ses responsabilités et en payer les conséquences.
Cela suppose évidemment qu'on soit conscient de ce que l'on fait, qu'on a les connaissances suffisantes ou les moyens pour vérifier le bien fondé d'une action. C'est le rôle de la société par le biais de l'éducation et des moyens d'information.
A l'heure actuelle, il est quand même difficile, dans notre société moderne, de dire qu'on ne savait pas... une excuse seulement valable pour les déficients mentaux...

Valeurs humaines

Franchise

Faut-il dire la vérité, tout le temps et à n'importe qui ?

On a toujours peur de blesser ou d'être mal considéré lorsqu'on dit la vérité à quelqu'un.

La vérité ne devrait jamais être une blessure.
Il y a la manière et le moment, mais si on a de la considération et du respect pour quelqu'un, la vérité doit être dite.
Est-ce que tout doit être dit ?
Je crois que tout peut être dit mais ne doit pas l'être nécessairement.
Si on pense que cela peut apporter quelque chose à la personne, il faut le dire.
Si on croit que cela va lui nuire, il vaut mieux éviter et reporter ce qu'on a à dire.
La vérité, ce n'est pas une opinion que l'on a, mais un fait avéré.
On peut donner son avis et dire qu'on pense que c'est la vérité, mais cela reste un avis, pas nécessairement la vérité.
Faut-il toujours dire ce qu'on pense ?
Si cela n'apporte rien, il vaut mieux se taire.
Si on nous demande notre avis, il faut dire ce qu'on pense vraiment.
Mentir est un poids que nous mettons dans une relation, un obstacle à la confiance, à la qualité de la relation.
Il vaut mieux ne pas avoir de relation qu'une relation basée sur le mensonge et l'hypocrisie.
Si la base est fausse, comment bâtir quelque chose de solide ?
Si on a l'intention d'avoir une relation avec quelqu'un, les choses doivent être claires dès le départ sinon il y a risque de malentendu, d'interprétation, de flou.
C'est nuisible à la relation.
La clarté doit être de règle pour que chacun sache ce qu'il en est.
Cela empêche la manipulation et les calculs.
Tromper les gens pour obtenir quelque chose vous apportera peut être ce que vous vouliez mais vous aller perdre le plus important : la relation établie, la confiance.
Il n'y a rien qui vaille d'amoindrir ces valeurs, tellement humaines.

Anarchie

Ce n'est pas la porte ouverte à faire n'importe quoi.
Je pense que les règles sont faites pour les cas où on ne sait pas ce qu'il y a faire dans un cas.
Une espèce de mode d'emploi, avec les méthodes, les raisons, les contre-indications, les exceptions.
L'anarchie, système idéal mais utopique, repose sur le fait que l'individu sait parfaitement ce qu'il fait, dans tous les cas et qu'il a l'intelligence d'agir dans le respect des autres.
Ma liberté commence ou s'arrête celle des autres
 Je pense que je suis libre de faire ce que je veux, du moment que je ne nuise à personne, ni à rien.
Mais comme je ne peux être au courant de tout, je suis les règles, lois, règlements établis dans la mesure où je trouve qu'ils sont dans l'intérêt commun et des personnes.
Si je trouve qu'une mesure me paraît infondée, j'en discute, je me renseigne et j'essaye de me faire ma propre opinion. S'il s'avère qu'aucun argument n'est fondé dans un cas précis, je ne vois pas pourquoi je devrais respecter cette règle, toujours dans le principe de respect.
Obéir aveuglément à des règles peut conduire à des dérives dangereuses quand ces règles ne sont pas faites dans un esprit de protection ou d'amélioration de la collectivité ou des personnes.
Le manque de réflexion conduit à une paresse intellectuelle qui nous asservit. On ne pense plus par nous-mêmes mais on attend que d'autres pensent pour nous. C'est ce qui a mené à la situation actuelle. Tous, à notre niveau, nous avons une réflexion suffisante pour savoir si une chose est bien ou non. Dès qu'elle est nuisible à quelqu'un ou quelque chose, cela ne peut être bien, c'est simple comme principe.
Loin de moi la simplicité du binaire, bien ou mal, bon ou mauvais. Tout est question de circonstance, de lieux, de personnes.

Les préjugés

Étiquettes, cases, a priori, etc...
Réductions de la pensée...
Se conformer aux préjugés, c'est renoncer à son intelligence.
Comment peut-on penser un seul instant connaître quelqu'un ou une situation simplement en ayant un bref aperçu ?
N'oubliez pas le formatage de votre esprit par le système.
Les choses sont toujours plus complexes que vous ne l'imaginez.
La présentation que le système vous en fait est toujours simplifiée et orientée, dans un sens qui l'arrange.
La perception des choses est faussée par l'orientation des informations que nous recevons à longueur de temps, par le système éducatif ou les médias.
N'oubliez pas à qui ils appartiennent et quel est le but de ces gens : obtenir des moutons productifs.
C'est amusant de dire qu'un conducteur de tel département ou pays ou région, simplement en ayant vu sa plaque d'immatriculation, roule de telle manière.
Les préjugés viennent de la généralisation que certains simples d'esprit font de cas particuliers.
Non, tous les arabes ne sont pas musulmans.
Non, tous les musulmans ne sont pas barbus.
Non, tous les musulmans barbus ne sont pas des terroristes.
On vous présente une image, parce qu'on est dans le monde de l'image, mais une image ne représente que ce que l'on voit, et encore, elle peut être trompeuse.
On s'arrête facilement à l'aspect des choses parce que nous sommes fainéants.
Nous n'aimons pas réfléchir beaucoup, alors les préjugés, ça aide.
On passe à côté de la vérité des choses et des gens.
 Pour éviter les préjugés, il faut être ouvert d'esprit et de cœur.
Il faut être curieux, compréhensif, neutre.
Il faut écouter ses intuitions, sans considérer qu'elles sont fiables à coup sûr.
Connaître avant de se faire une opinion et considérer celle-ci comme telle, pas comme une vérité.
S'arrêter à l'aspect des choses, c'est nier la réalité, c'est refuser de considérer la complexité de celle-ci.
On ne connaît jamais la réalité totale de ce que nous percevons, parce que, justement, nos perceptions passent par le filtre de nos sensations.
C'est bien pour cela qu'il ne faut jamais mettre une étiquette sur une personne ou une situation, parce que notre perception est relative, pas absolue.

La pub

En écoutant la radio, chose que je fais rarement, je suis effaré par les publicités.
Sous prétexte de nous faire du bien, ils essayent de nous vendre toutes sortes de produits, avec études à l'appui...
N'oubliez jamais une chose : c'est fait pour vendre, se faire du blé. Il n'y a pas d'autre raison à la publicité et certainement pas votre bien-être.
Les médias sont aux mains des mêmes qui vous vendent tous ces produits industriels. Avez-vous déjà entendu une publicité pour les produits artisanaux et bios de quelqu'un ?
Probablement pas, en tous cas, pas sur une radio autre que locale.
La pub ne dessert que les intérêts industriels, de la voiture au parfum en passant par les assurances et banques.
Toutes ces industries appartiennent au même type de personnes dont le seul but est le profit à tout prix. La publicité, à longueur de journée, de soirée, de pages n'a d'autre but que de nous montrer quelques produits, la plupart dont nous n'avons pas besoin.
On se sent rassuré, quelque part, d'acheter un produit dont on a vu la pub. On a l'impression de le connaître, que le fait que ça passe dans les médias lui donne une certaine fiabilité/crédibilité, en tout cas, plus qu'un produit dont on a jamais entendu parler. On pense, à tort, que les annonceurs ne passeraient pas une pub pour quelque chose de nuisible. Hahahaha !! Non ??! Vous avez cru cela, ne fût-ce qu'un instant ?
Les médias dépendent beaucoup de la publicité, les régies publicitaires et ces mêmes médias,pour ce qui de la majorité, appartiennent à l'oligarchie dominante. Évidemment, ils ne se font pas de cadeaux entre eux et ceux qui détiennent le pouvoir du placement des pubs ne se privent pas de ce levier pour orienter le contenu rédactionnel de tel ou tel.
Il n'y a que les médias indépendants, financés entièrement par leur lecteurs qui sortent de ce schéma et c'est ce type de moyens d'informations qu'il faut privilégier, comme BastaMag, Mediapart, Fakir, etc.

Héritage

J'arrive à un âge où on commence à se poser des questions sur ma disparition, la mort étant plus proche que la naissance dans la ligne de vie.

mercredi 11 janvier 2017

Confiance

La confiance est nécessaire dans l'établissement d'une relation saine, quelle qu'elle soit.
Confiance en notre boucher, en nos amis, en notre nourriture...
On a tous besoin d'avoir confiance en notre environnement, à tous les niveaux.
On doit savoir qu'on n'aura pas faim, que nos amis viendront si on en a besoin, que l'air que nous respirons ne nous rend pas malades, pas plus que la nourriture, etc...
Accorder sa confiance n'est pas chose facile mais être honnête l'est encore moins.
Les deux sont liés et vous trouverez peu de gens malhonnêtes qui sont confiants, et inversement.
Nous avons cette tendance à penser que les autres sont comme nous, c'est naturel, on se projette dans les autres puisque nous sommes notre seule référence au départ, avec notre entourage.
Si dans une famille, on a l'habitude de la franchise, on s'attendra à ce que le monde soit comme le microcosme que l'on connaît. L'expérience nous fera vite avoir un point de vue plus nuancé, d'autant plus vite que les différences dans les contacts extérieurs sont importants.
Si on passe d'une vie de Bisounours à une vie dans la rue, le choc sera traumatisant et on va se faire bouffer parce que le parcours des gens qui vivent sans domicile fixe depuis des années est plus de la survie à tout prix qu'une ballade romantique au bord d'un lac à admirer le paysage.
Cela ne change pas ma nature confiante, j'estime toute personne de confiance jusqu'à preuve du contraire. Cela peut me coûter mais je trouve que c'est le prix à payer pour ne pas avoir à vivre dans une méfiance permanente, source de mal être.
La majorité des gens méritent notre confiance, mais le caractère prédateur de l'être humain n'est jamais très loin et une trop grande confiance peut être perçue comme de la faiblesse et exploitée par des gens sans scrupules. Il faut accorder sa confiance et montrer que c'est un acte volontaire, pas une faiblesse de caractère.
Il s'agit, comme dans toute chose, d'un équilibre, qui fluctue selon nos expériences, notre éducation et notre caractère.
De la méfiance permanente à la naïveté, il faut s'arrêter à une confiance limitée, "standard", qui peut s'ouvrir ou se refermer selon l'expérience et le ressenti réel et applicable à un cas particulier.
Surtout ne pas généraliser, sinon on perd cet équilibre.

Arrogance

L'arrogance de l'être humain, pour ne pas dire de l'Homme envers la Nature. Je pense que la femme, de par son pouvoir de procréer possède moins ce trait de caractère. Je crois que l'homme n'a pas cette confiance en lui, ne se perçoit pas dans un rôle si important. C'est probablement pour cela qu'il a cette tendance compensatrice de penser qu'il est supérieur à tout, simplement parce qu'il est plus fort physiquement.
Le sentiment de supériorité efface tout un aspect des choses en posant dès le départ un postulat, c'est-à-dire des limites. Or, en se freinant ainsi, on loupe la perception globale, le rapport complet avec les choses. On se place, d'une manière théorique, au-dessus alors qu'en fait, on est dedans. La perception relative fait que les points de vue sont différents selon le degré de compréhension de notre environnement. J'appelle environnement tout ce qui nous entoure, tout ce qui n'est pas nous, pas seulement le milieu naturel.
Il m'est très difficile d'expliquer cette perception.
Nous sommes dans une bulle et nous croyons que nous la possédons, que nous pouvons être en dehors  par notre intelligence alors qu'elle se déplace en même temps que nous, qu'il est impossible d'être séparé de notre environnement. Toutes nos actions ont lieu dans cette bulle et nous ne pouvons y échapper. Notre responsabilité est entière dès lors que nous sommes conscients de ce fait. L'ignorance ne peut être une exclusion de celle-ci parce que le simple bon sens nous montre que c'est un fait indéniable. L'éducation à cette perception devrait être une priorité parce que nous l'avons perdue. Je crois que les populations qui ont échappé au phénomène de capitalisation ont ce rapport respectueux à leur environnement. Aucune espèce vivante ne détruit sciemment ce qui l'entoure parce que, ce faisant, elle disparaîtrait. C'est l'équilibre de l'évolution, l'adaptation au milieu existant, pas la transformation.

mardi 10 janvier 2017

Besoins et nécessités

On croit que tout ce qui nous entoure nous est indispensable pour vivre...
Tout, vraiment ?
Je voudrais repartir au plus simple et si je constate un besoin indispensable, alors je m'arrangerai pour combler ce besoin, si possible par moi-même et sinon, en tenant compte de critères écologiques et humains.
Je n'ai nulle intention de retourner à l'âge de pierre, de me passer de téléphone ou d'Internet parce que j'estime qu'ils sont devenus des éléments de développement humain.
La machine à laver le linge, le lave-vaisselle sont des aides qui permettent de gagner du temps pour faire des tâches plus valorisantes, mais on peut très bien s'en passer, s'il le faut vraiment.
Un réfrigérateur permet de conserver les aliments et d'ainsi éviter le gaspillage. On pourrait aussi s'en passer si on partage avec les autres et qu'il ne reste rien à conserver. L'Humanité ne connaît cette technologie que depuis relativement peu de temps et cela ne l'a pas empêchée de vivre.
La voiture ? En tant que transport individuel, je trouve que c'est un luxe inouï. Je pense que c'est un moyen qui devrait être collectivisé. Une bonne organisation permettrait certainement de réduire le nombre de voitures particulières d'un facteur important, les transports en communs mieux adaptés devant nous permettre d'aller partout sans problème et dans des délais convenables.

De quoi l'être humain a besoin ? Ce qu'il recherche quand il ne l'a pas, depuis la nuit des temps ?
  1.  A boire, à manger, à respirer
  2. Un environnement sûr : sécurité physique (climat, paix)
  3. De l'amour... (vivre en société, amis, famille)
Le reste est superflu. Si un de ces points manque, l'être humain ira naturellement le rechercher.
Si pour une raison matérielle, il se passe d'un de ces paramètres, il sera en déséquilibre.
Comment pourrait-on être bien dans sa peau si :
- on a faim ou soif
- on a froid, on craint d'être tué si on sort dans la rue, on doit vivre dans la rue, ...
- personne ne nous parle, personne ne nous prend dans ses bras, ...
 

lundi 9 janvier 2017

Respect

Je pense qu'il s'agit d'une chose essentielle.
Je ne peux imaginer un monde merveilleux sans le respect.
Pas seulement le respect envers les gens ou les animaux mais envers tout ce qui nous entoure, du minéral au cosmique.
Le viol de la terre par les labours profonds, les déchets dans l'espace, la fragmentation hydraulique, l'épuisement des nappes phréatiques, etc, etc.
Les exemples de manque de respect ne manquent pas, il suffit de regarder autour de soi.
Chacun doit commencer à comprendre l'importance du respect, il y va de notre survie.
Nous voulons être respectés, mais sommes-nous respectables ?
Respecté ne veut pas dire craint comme on essaye de nous le faire croire.
Se faire "respecter" par exemple par la violence est une atteinte à la plus simple signification du mot.
Le respect est si rare qu'il en devient précieux alors que c'est la première valeur qu'on devrait apprendre.
Respecter quelque chose, c'est l'accepter dans tous ses états, même si cela ne nous plaît pas nécessairement.
C'est faire preuve de compréhension, d'empathie, d'ouverture d'esprit.
Il y a des comportements qui peuvent être inacceptables, mais le respect nous incite à comprendre la raison.
Comprendre n'est pas accepter.
Il n'y a que l'être humain capable d'irrespect.
La nature se respecte elle-même, il n'y a aucune race animale ou végétale qui nuit sciemment à une autre, il n'y a que la nôtre.
La nature a compris, intrinsèquement, que par l'équilibre vient l'harmonie, par le prélèvement nécessaire à la vie vient la pérennité.
Sinon, il n'existerait aucune vie sur Terre.
Imaginez un instant que la nature agisse comme nous le faisons, sans rien respecter... qu'une troupe de lions massacrerait tout ce qui bouge autour d'elle... il est évident que les fauves mourraient, et d'autres avec eux.
Le respect de la nature vient du fait qu'elle ne prélève que ce dont elle a besoin.

Partage

Le partage est ce qui nous enrichit.
Ce n'est pas parce que je veux être autonome que je veux vivre en autarcie, sans les autres.
Au contraire, je crois qu'on apporte aux autres autant qu'on reçoit.

Le partage est un échange fondé sur la confiance d'une relation.

La permaculture permet d'avoir des rendements importants qui produiront largement plus que mes besoins, et même si mon but premier est de me nourrir sainement, le fait de produire en plus grande quantité est destiné à la communauté.

Je n'ai pas l'intention, de prime abord, de distribuer gratuitement mais de commercialiser à des prix raisonnables de bons produits. Je pense qu'une espèce de troc peut avoir lieu, sans problèmes. Du fromage contre des légumes, de l'huile contre des œufs, ...

La commercialisation est nécessaire car il me faudra de l'argent pour tout ce que je ne pourrai échanger ou produire moi-même.

Il y aura un volet 'solidarité' parce qu'il y aura toujours des gens qui ne pourront s'offrir de bons produits. Je me mettrai en contact avec des associations locales pour voir ce que je peux faire pour aider.

Indépendance


Ce mot représente pour moi la liberté comme je l'entends car je ne vois pas de liberté lorsqu'on est dépendant de quelque chose ou de quelqu'un.


On pourrait penser que c'est difficile d'être indépendant...
Effectivement, dans le système actuel, c'est quasiment impossible.
Ce qui est possible, c'est de comprendre qu'on n'est pas dépendant des autres dès que les relations sont dépourvues d'intérêt matériel personnel.
On agit sans attente d'un retour, parce que sinon, on entre dans un processus de dépendance.
Les relations doivent être librement consenties et inconditionnelles.

L'autonomie financière.

Si on a des prêts qui rendent notre liberté impossible, nous sommes des esclaves.
On ne devrait jamais se mettre dans une situation qui nous empêche de faire quoi que ce soit, s'endetter à vie pour une maison immense dans laquelle on se retrouvera probablement seul n'a pas de sens. Il existe des solutions nombreuses, qui limitent fortement la dépendance.
Les coopératives, les banques éthiques, la copropriété, la location sociale... pourquoi être possesseur de son habitat si on a les garanties qu'on peut y vivre sereinement et sans s'esquinter pour le loyer, qui devrait être une participation aux charges et non un moyen de s'enrichir pour les propriétaires.
Il n'est pas normal que le logement représente une part si importante des revenus. Ou les loyers sont trop élevés ou le salaire est trop bas, ou les deux...
Le problème de base est le prix du logement conventionnel, il faut trouver des solutions alternatives, économiques, écologiques, modulaires.
D'où le choix de recycler des containers maritimes frigorifiques.

L'autonomie alimentaire.

J'arrive à cette conclusion après chaque fois que je veux m'acheter à manger : si on veut faire attention à la qualité de nos aliments, il est difficile d'avoir confiance sans connaître la source et même en bio, ce n'est pas évident. Les labels ne sont pas une garantie totale pour ce que je veux : un aliment qui respecte la nature, les personnes. Ce n'est pas parce qu'il est garanti sans pesticides qu'un produit n'est pas récolté par de la main d'oeuvre sous-payée ou maltraitée. Ce n'est pas parce qu'une viande s'affiche "bio" que l'animal a été respecté, qu'il a connu une croissance heureuse. Je suis certain que chaque être vivant ressent son environnement et son propre bien-être et il faut absolument respecter toute vie, même si au final, c'est pour manger. La finalité n'exclut en rien le respect.
Donc, le seul moyen, à court terme, est l'auto-production des moyens de subsistance. La distribution (commerciale ou non) des surplus créera un lien automatique avec d'autres producteurs soucieux de la même démarche. Je n'ai pas l'intention d'élever du bétail, c'est un métier bien trop spécifique et qu'il ne m'intéresse pas de pratiquer pour la simple raison que nous consommons trop de viande et que je ne veux pas participer à une extension, même bio, de la chose.
Le petit élevage, par contre, est facilement praticable et fournit assez pour une consommation raisonnable et peut être nourri par l'auto-production.
La permaculture est une méthode qui me paraît bien adaptée aux objectifs que je veux atteindre, par la culture en plein air et en serre.

L'autonomie énergétique.

Le despotisme hydraulique, vous connaissez ?
Il s'agit de la main mise d'un fournisseur sur les ressources nécessaires à votre vie et qui possède ainsi un moyen de chantage. Si tu ne payes pas, si tu ne fais pas ceci ou cela, je ferme le robinet...
C'est valable pour toutes les fournitures comme l'eau, le pétrole, le gaz, l'électricité.
Pensez à la fourniture de gaz russe et aux pressions qui ont été faites à l'Ukraine et à l'Europe.
Plus il existe une centralisation, plus le pouvoir de nuisance est élevé.
On remarque un accroissement de la concentration des sociétés majeures en multinationales, les ressources vont se retrouver entre les mains de quelques-uns, et le jour où cela arrivera, si on continue comme maintenant à tout brader au secteur privé, on sera tenus par les couilles, excusez l'expression, mais c'est vraiment ça, même pour les filles.
Donc, la liberté demande une dépendance énergétique et en même temps une réduction des besoins.
Il existe toute sorte de moyens de production d'énergie, mais les solutions pour les particuliers ne sont pas nombreuses.
Le photovoltaïque, facile à mettre en place, d'un coût raisonnable sera choisi pour mon projet.
La méthanisation, également assez simple à l'installation devrait suffire à couvrir les besoins pour la production de gaz destiné à la cuisine.


L'eau chaude solaire, avec accumulation complète le système et permet, par le branchement sur les machines à laver, une réduction très importante de la consommation électrique, le chauffage de la serre et de l'habitation.

samedi 7 janvier 2017

Bienvenue

Bonjour à vous !

Cliquez sur "Bienvenue" pour voir l'article qui vous permettra de commencer la visite de ce blog
Dans la barre supérieure, vous trouverez les liens pour les pages thématiques.
Dans la page 'Pensées', qui est la page principale, des articles sur ce que je pense de divers sujets.
Ils sont rarement finis, je les écris au fur et à mesure de mes réflexions et j'y reviens régulièrement pour les compléter, les modifier, les peaufiner... Comme ma perception des choses est globale, les thèmes sont récurrents et développés de différentes manières dans les articles. J'essaye d'avoir une continuité mais je m'aperçois que ce n'est pas évident. Je mets, dans la mesure du possible, des liens inter-articles pour une navigation au travers des idées que je défends.
L'ordre d'apparition sur la page principale est chronologique, le dernier article apparaissant en premier. Toutefois, dans le menu latéral, j'ai mis les articles par ordre croissant.

Pourquoi tout ceci ?
J'ai beaucoup de temps pour réfléchir et à un moment de ma vie où j'ai des choix à faire.
Tout le monde aura remarqué qu'un changement se profile à l'horizon, que des vagues se forment sur l'océan de nos certitudes, de notre mode de vie...
Même si cela n'est qu'une mode, ce qui est certain, c'est que la façon dont les êtres humains, par le capitalisme le plus brutal, détruisent notre milieu, conduira à de grands changements, quels qu'ils soient. Cela a déjà commencé, on est dedans.
Comme je suis prévoyant, je veux pouvoir affronter cela et préparer le terrain pour ma descendance.
C'est une démarche de survie.
Si cela peut aider d'autres personnes, j'en serai heureux. Nous avons cet outil extraordinaire qu'est Internet, pour moi une des plus grandes inventions de l'être humain, pour propager les idées, les réflexions, la connaissance. C'est la première fois dans l'histoire de l'Humanité que chacun possède un moyen d'expression quasi universel, qui n'est pas (encore) contrôlé par nos dirigeants.

Mon projet consiste à recycler des conteneurs maritimes frigorifiques en habitation et lieu de travail, cultiver et élever une nourriture saine, tout en étant hors réseau.
Il se base sur peu de choses : indépendance, partage et respect

Comment arriver à concilier tout cela dans un projet de vie ?

L'indépendance, c'est la liberté.
Le partage, c'est le contact avec les autres
Le respect, c'est ce que l'on doit à tout ce qui nous entoure et à nous-mêmes.


Je suis un être humain, tout simplement et je réfléchis à cette condition, de manière permanente.
Je crois en l'Humanité et en sa tendance naturelle universelle.
Je sais qu'il existe des gens qui ne comprendront jamais ce que je veux transmettre, mais je fais mon travail, à mon échelle et si une seule personne s'améliore grâce à ce que j'apporte, j'aurai gagné.
Je ne veux pas être plus fort ou avant quelqu'un d'autre, je veux juste m'améliorer.
Je voudrais que mon projet serve de laboratoire pour démontrer que des solutions viables, faciles, économiques existent et peuvent être appliquées, modifiées par le plus grand nombre.
Je n'invente rien, j'essaye seulement d'appliquer des solutions existantes à mon désir d'autonomie.
Je ne suis pas ingénieur mais j'essaye d'être ingénieux.
Comme je n'ai rien vu de semblable à mon projet lors de mes recherches, j'ai donc décidé de faire ce blog pour partager mon expérience.
Je n'ai pas la prétention de détenir La Vérité. Je suis pour le débat des idées, quelles qu'elles soient, du moment qu'elles sont argumentées.
Alors n'hésitez pas à laisser des commentaires et si vous aimez, partagez !

Merci, à bientôt dans ce monde meilleur que nous construisons ensembles.